ataraxosphere

Le blog de Frédéric Kelder (contribuable d'Aubervilliers et de Noisy-le-Sec) et de Florent Zanetti (résident de Paris 13ème). Réflexions citoyennes pragmatiques, sans tabou ni clanisme.

07 juin 2012

Où ira votre pognon le 18 juin ?

Certes, dans le puits sans fond creusé par le PS et l'UMP depuis des décennies (et serrez vos miches, car jusqu'ici l'intégralité de l'impôt sur le revenu passait dans le remboursement des intérêts de la dette – oui oui, seulement les intérêts... – mais dans peu de temps ça va passer à la vitesse supérieure). Mais je ne voulais pas parler de milliards et de billions, seulement de milliers et de millions.
En effet, les élections législatives des 10 & 17 juin comportent un enjeu moins connu que celui d'élire des députés (qui détermineront la composition du gouvernement et le contenu de la politique menée pendant cinq ans en votant les lois) : le financement public des partis politiques, grâce auquel chaque voix obtenue au premier tour leur apporte une somme précise (sous certaines conditions) pendant cinq ans.
Ceci explique en partie la floraison de candidatures émanant de groupuscules dont vous n'entendez jamais parler le reste du temps. Il faudrait faire le ménage là-dedans, mais le candidat qui proposait cela s'est pris une rouste, alors passons.
L'enjeu dont il est question n'est rien moins que le pluralisme (et a fortiori la vitalité démocratique de cette République en perdition). Aussi décevants que soient les quelques partis qui animent le débat public face à l'UMPS, au moins permettent-ils de ne pas se trouver dans la situation désespérante des USA où il n'y a aucun choix (seulement deux partis en présence – l'abstention colossale et dramatique de 50% du corps électoral n'est sans doute pas une corrélation fortuite...). Alors si on veut que le pays s'engage encore plus sur cette voie lamentable du bipartisme opposant stérilement deux formations caricaturales, on peut voter PS ou UMP sans hésiter et les arroser ainsi de toujours plus de millions d'euros. Sinon, il faut avoir conscience que les autres partis connaissent tous de graves difficultés financières et que, outre le poids politique et l'éventualité d'élus au Parlement, voter pour eux au premier tour leur apporterait une aide salutaire pour survivre et continuer à fonctionner jusqu'aux prochaines élections de 2014 et 2017.
C'est l'une des rares fois (et la seule jusqu'en 2017) où vous pouvez décider de l'usage de votre pognon avant que les socialistes ne le dilapident, alors profitez-en...

Posté par fzanetti à 23:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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