11 novembre 2009
Le syndrome du Titanic n'est pas un film écologiste
J'aurais dû faire ce billet
plus tôt car cela fait plus d'une semaine que j'ai vu ce film et mes souvenirs
s'estompent... mais cela peut être intéressant de voir aussi ce qu'un film a de
marquant et laisse réellement comme trace dans la mémoire, au-delà des moments
qui le suivent immédiatement. En l'occurrence, pas grand chose...
Ce qui m'a le plus surpris
dans cette oeuvre de Nicolas Hulot, c'est qu'il ne s'agit pas d'un documentaire
écologiste : rien à voir avec Home, l'environnement est très peu montré et les
problématiques afférentes assez peu abordées. C'est surtout la question sociale
qui est traitée : d'une part l'absurdité et les excès de la société de
consommation dans les pays industrialisés, d'autre part la misère et les
tourments insoutenables dans les autres pays mais aussi dans ces mêmes pays
dits développés - contrastes saisissants et perturbants... Car ce film est tout
sauf agréable à voir. Sur la forme, avec un enchaînement haché et souvent
brutal des séquences, accompagné de sonorités agressives lors des transitions,
tandis que le commentaire, rare, est effectué d'une voix monotone et souvent
rauque (je n'ai jamais regardé ses émissions sur TF1 donc je ne peux pas comparer).
Sur le fond, avec des images étourdissantes ou poignantes, difficilement
supportables tant ce qu'elles révèlent ou rappellent est inadmissible au XXIème
siècle. Certains pourront l'accuser de pessimisme, de misanthropie ou je ne
sais quelle dérive idéologique. Pourtant il ne fait que montrer : que cela
dérange ou pas, ces situations sont bien réelles, et on ne peut les occulter
égoïstement.
J'avais lu son livre portant
le même titre il y a quelques années, et je l'avais trouvé bien plus
intéressant et explicatif. Par ailleurs ce film ne m'a rien appris de
particulier : les situations décrites sont déjà connues et relativement
médiatisées. Pour autant, il ne me semble pas inutile : bien que portant le même
titre que le livre, je crois qu'il n'avait pas vocation à le convertir, comme
on porte parfois des romans à l'écran, en fait il s'agit d'un autre projet ; de
plus, face à ces situations, une piqûre de rappel de l'opinion occidentale
n'est jamais superflue, notamment dans le contexte actuel ; surtout, il
constitue une sorte de réponse aux détracteurs des écologistes qui les accusent
de ne pas prendre en compte la question sociale et de négliger les aspects
humains, car il montre ainsi que le développement durable intègre bel et bien la
dimension sociale qui constitue l'un de ses trois piliers fondamentaux. On
pourrait lui reprocher de ne pas apporter de réponse aux problèmes évoqués ;
mais peut-être n'est-ce pas son rôle... et poser le diagnostic est déjà une
première étape, importante lorsque même le point de départ n'est pas forcément partagé...
03 novembre 2009
Je n'irai pas au congrès d'Arras.
C'est à grand regret (certains pourraient témoigner de mon assiduité à Villepinte par exemple) mais je n'ai pas les moyens de prendre deux nuits d'hôtel ni trois aller-retours en train... dont les horaires ne permettraient d'ailleurs pas d'arriver à l'heure tous les jours. A moins que les fédérations franciliennes, fortes de milliers d'adhérents donc vraisemblablement de dizaines de participants, n'organisent des trajets en bus, comme cela a été fait pour les dernières universités de rentrée (beaucoup plus éloignées) ? Si rien de tel n'est fait, je tenterai sans doute un petit aller-retour le samedi ou le dimanche pour rencontrer d'éventuels participants blogueurs en dehors (repas de midi ou autre), mais il va falloir s'organiser rapidement ^^'
Que faisais-je à 23 ans ?
Vincent me tague dans cette fameuse chaîne alors je me replonge dans mes souvenirs... avec un peu de retard mais bon, mieux vaut tard que jamais hein.
J'ai eu 23 ans en 2005, une année charnière à de nombreux titres. L'une des meilleures de ma vie aussi. J'avais quitté ma région natale (Rhône-Alpes) pour une très instructive année de DESS en biochimie végétale à Strasbourg, ville que j'ai immédiatement adoptée et qui demeure l'une de mes préférées. Première fois loin de toute connaissance amicale ou familiale, mais ça n'a pas posé de problème car j'ai pu y rencontrer des gens formidables, avec la plupart desquels je suis resté en contact d'ailleurs. J'ai pu apprécier son jardin botanique et les merveilleuses Vosges si proches (idéal quand on n'a pas de bagnole, merci le TER de Metzeral). Bis repetita à l'automne, où il m'a fallu migrer cette fois en région parisienne pour un Master en systématique (oui, deux fois le même grade mais c'était requis pour mon projet). J'abhorre le secteur et sa population mais j'ai rencontré quelques personnes intéressantes quand même. Et la forêt de Fontainebleau n'est pas si banale que ça en fin de compte, on y passe de bons moments. Et puis, il y a tout ce qui a suivi les années d'après...
En dehors de ces aspects scientifiques et sociaux, ce fut une année propice au développement des réflexions politiques... avec bien sûr l'absurde référendum européen (sur lequel je ne m'étendrai pas) mais aussi divers éléments comme par exemple ma découverte des coulisses de l'Université française (à se demander pourquoi j'ai tout de même décidé de plonger encore plus dans ce panier de crabes en faisant une thèse ensuite) et des fumeux fameux incubateurs d'entreprises innovantes... ou encore tout ce qui touche à la condition étudiante, lamentable dans ce pays (et qu'on ne vienne pas parler de bourses, ou je sors les crocs) - d'ailleurs si je n'avais pas eu la chance d'avoir de la famille et des amis au bon endroit et au bon moment (je les remercie au passage), je n'aurais pas pu terminer mes études... vive la République, pfff
Ah oui j'oubliais, c'est aussi l'année où j'ai commencé à sérieusement naviguer sur le net : outre les classiques courriels et la recherche documentaire auxquels je me livrais jusqu'alors, j'ai commencé à participer à un forum de vulgarisation scientifique et à suivre des débats politiques (par exemple sur le site d'Etienne Chouard, où je ne suis plus retourné depuis 4 ans, je précise). Pas encore les blogs, ça c'est arrivé en 2007...
Je ne me rappelle plus l'objet exact de ce tag donc j'arrête ici mon bavardage, en tous cas ne comptez pas sur moi pour parler de la grotesque affaire du Dauphin.
Beaucoup de monde a été tagué, mais je ne crois pas avoir entendu les histoires de Mirabelle, de MIP ou encore du Crapaud... et puis tiens je rajoute BGR qui doit avoir des choses passionnantes à raconter ^^
02 novembre 2009
Mieux vaut tard que jamais...
J'ai répondu à mes aimables commentateurs... à qui je demande de bien vouloir m'excuser pour ce délai (et celui qui suivra... ahem).
Pitié, pas Blair !
Je ne comprends pas comment on peut envisager sérieusement (à moins d'avoir de sinistres pensées anti-européennes) de confier la présidence du Conseil européen à un anglais en général et à Tony Blair en particulier, eux qui ont toujours freiné des quatre fers dans ce domaine, exigeant moult dérogations aux textes adoptés, refusant d'adopter l'euro, et j'en passe... Une argumentation contre cette candidature est d'ailleurs développée par le Mouvement Européen France (présidé par Sylvie Goulard, eurodéputée MoDem), que je vous laisse découvrir chez Pierre.
25 octobre 2009
Enfin une bonne nouvelle !
J'ai entendu à la radio qu'Angela Merkel avait défini les priorités de sa nouvelle mandature, avec en particulier un accent mis sur le couple franco-allemand (malgré les affronts sarkozystes) et la lutte contre les changements climatiques... S'y ajoutent diverses mesures que je n'ai pas toutes retenues, dont un effort important en matière d'éducation et de recherche (intéressante perspective en ce qui me concerne) et, crois-je me souvenir, un retrait des dernières armes nucléaires stationnées sur le sol allemand. Par contre, la sortie du nucléaire civil (largement approuvée au début de la décennie) semble remise en cause avec la prolongation de l'activité des centrales... et encore, on ne sait pas tout car cette décision déjà très impopulaire sera sans doute suivie d'autres après les élections régionales du printemps...
22 octobre 2009
Les drôles de dames du MoDem dégainent
Corinne Lepage sur les OGM et le nucléaire, Marielle de Sarnez sur la dette et le Conseil européen. J'en profite pour rajouter cet entretien avec Charlie le boss sur l'Amérique latine.
19 octobre 2009
Régionales - Ile de France : la campagne a commencé
Valérie Pécresse découvre le militantisme...
envoyé par UNEF. - Regardez plus de vidéos comiques.
16 octobre 2009
Le principe pollueur-payeur est un principe de responsabilité
INTERVIEW DE LA SEMAINE CORINNE LEPAGE - NAUFRAGE DE L'ERIKA
envoyé par mouvementdemocrate. - L'actualité du moment en vidéo.
14 octobre 2009
Le MoDem se suicide tranquillement...
Je serai bref, car je n'ai
pas le temps de gloser comme d'autres, et d'ailleurs les considérations
politiciennes commencent à me gonfler sérieusement.
Passons sur les ineptes
primaires après lesquelles certains persistent à courir au lieu de se consacrer
à un travail de fond. Ou sur les noms qui circulent, dans les médias ou chez
les militants, pour des têtes de liste cumulardes à souhait au moment précis où
le PS lui-même (!!!) est en train de renoncer (paraît-il, on attend de voir) à
ces pratiques honteuses pour la République. Ou encore sur une nostalgie qui ne
mène à rien (syn. "Nouveau"
Centre), pas plus que le défaitisme d'ailleurs (qui plus est lorsqu'il se fonde sur des éléments biaisés).
Je voudrais dire quelques
mots sur deux choses : les alliances pour les élections régionales (dont il est
pourtant absurde de discuter avant même de connaître les contenus
programmatiques des candidatures en présence) et la confusion mentale qui règne
dans ce parti au sujet des questions environnementales.