ataraxosphere

Le blog de Frédéric Kelder (ex-candidat MoDem du canton Aubervilliers Ouest en 2008) et de Florent Zanetti (résident de Paris 13ème). Réflexions citoyennes pragmatiques, sans tabou ni clanisme.

12 juin 2009

Agrocarburants : pas encore

   Une brève mise au point sur les agrocarburants (dénomination préférable à celle de biocarburants comme l'explique Corinne Lepage).
   Le recours à des carburants issus de cultures agricoles dédiées (actuellement, d'une part éthanol produit à partir des sucres - saccharose de canne ou de betterave, amidon de maïs ou de blé -, d'autre part diester produit à partir des huiles végétales - palme, colza, etc) peut sembler intéressant dans la mesure où le CO2 produit par leur combustion contient du carbone qui est déjà dans le cycle donc "neutre" (à la différence des carburants issus de la matière organique fossile comme le pétrole, dont la combustion remet du carbone en circulation qui accroît l'effet de serre et les perturbations climatiques).
   Cependant, la situation est loin d'être aussi idyllique.
   - Sur le bilan carbone & énergie : il en faut une certaine quantité pour produire ces agrocarburants, ce qui ampute le bilan et abaisse considérablement le rendement. Sachant qu'en plus les cultures en question ont massivement lieu sur des sols tropicaux issus de la déforestation (Indonésie, Brésil, République "Démocratique" du Congo, etc), le bilan est même carrément négatif puisque la destruction des forêts a libéré le carbone contenu dans les arbres (généralement brûlés)... et je ne parle même pas de la perturbation du fonctionnement des sols. (Par contre je ne saurais dire si, au niveau de la fixation de CO2 par la photosynthèse, l'effet du remplacement des arbres par les plantes cultivées est négatif ou pas, il faudrait des chiffres sérieux car il y a beaucoup d'idées reçues sur ce sujet).
   - Sur la biodiversité : la déforestation que je viens d'évoquer a des conséquences catastrophiques que l'on imagine aisément et que je ne détaillerai pas. Je rappellerai simplement que l'effet est négatif aussi en Europe : les terrains en jachère qui sont à nouveau cultivés servaient de refuge à une partie de la faune et de la flore... Et sans même parler des "services écologiques" que l'on perd en détruisant tous ces écosystèmes.
   - Sur les pollutions : ces plantes sont généralement cultivées suivant le modèle productiviste affreusement gourmand en intrants (engrais, pesticides, etc) à l'origine de pollutions diverses (qui nous nuisent autant qu'aux autres êtres vivants, d'ailleurs). Ne parlons même pas des OGM avec tous les problèmes que l'on sait. Par ailleurs, comme pour les carburants fossiles, les co-produits émis lors de la combustion (il n'y a pas que le CO2) peuvent aussi poser divers problèmes.
   - Sur le plan socio-économique : les surfaces et les productions ne sont plus utilisées pour nourrir les populations mais pour produire du carburant et on arrive à des situations aberrantes ! Les surfaces disponibles étant limitées (même en déforestant), cela engendre une concurrence entre filière "aliments" et filière "agrocarburants", et au final un renchérissement de l'alimentation qui aggrave encore la situation des populations qui ont déjà du mal à se nourrir et fragilise celles qui y parvenaient tout juste (on a vu ce qui s'est passé au Mexique récemment). Il existe certes des cultures qui n'entrent pas en concurrence avec les plantes alimentaires car elles ne sont pas comestibles et peuvent être conduites en des lieux impropres aux autres cultures (comme le Jatropha), mais là encore il reste des problèmes, notamment l'irrigation... or on sait que l'eau manque déjà et que ça ne va pas s'arranger.
   Et de toute façon, au vu des consommations actuelles, si on voulait passer intégralement en agrocarburants, pour couvrir les besoins il faudrait couvrir la planète de champs destinés à les produire, ce qui est irréaliste ! (Et il n'est même pas sûr que cela suffirait...)
   On ne résoudra donc pas les problèmes de la pollution liée aux transports avec ce seul moyen. Comme je l'écrivais dans un autre article, la priorité est donc aux alternatives (transports en commun, fret, etc) et à la réduction des besoins en déplacement (organisation du travail, etc).
   Pour autant, doit-on clore définitivement le sujet ? Pas sûr.
   - A petite échelle, des agrocarburants issus de leur production pourraient être utilisés sur place par les agriculteurs et constituer une approche tolérable. On peut également envisager de valoriser des excédents annuels (il est nécessaire de prévoir une production supérieure aux besoins car on ne maîtrise pas les rendements du fait des variations climatiques et autres...).
   - Plus généralement, la production des carburants à partir de la biomasse peut être intéressante, si certaines conditions sont respectées, notamment l'absence de pressions accrues sur l'environnement (ce qui obère pour l'instant les productions issues de cultures de micro-algues). Ceci pourrait être compatible avec la valorisation des déchets de l'agriculture et de la sylviculture (biomasse qui ne serait pas produite "exprès"). Il faut donc un effort de recherche vers la fabrication d'agrocarburants de deuxième génération, valorisant la biomasse ligno-cellulosique (par exemple pour le maïs, pensez à tout ce qui reste de la plante une fois qu'on a récupéré les grains...) avec un bon bilan énergétique et environnemental. Cela pourrait d'ailleurs être une alternative à la méthanisation, qui n'est pas toujours très propre (dans les dispositifs courants on se soucie du carbone, mais quid de l'azote et du phosphore par exemple ?!).
   Précisons tout de même que ces approches viendraient enrichir le bouquet des solutions disponibles, mais ne sauraient en aucun cas constituer l'unique voie.

Posté par fzanetti à 05:56 - Environnement et écologie - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Pour les 2e générations (déjà au delà du stade purement expérimental en Suisse, Allemagne, Royaume Uni ou sur le point de l'être contrairement à la France…), une des ressources est "l'herbe à éléphant". un variété de graminée que l'ont trouve dans les jardins, d'un bon rendement, vivace, à croissance continue et peu regardante.

La question de micro-algues est intéressante car si la filière est encore au laboratoire, c'est peut-être une production intégrable dans un environnement de centrale charbon (CO2 et électricité) et/ou d'utilisation des ressources renouvelables en électricité (éolienne, micro-centrale hydroélectriques, courants marins/vagues, PV) en surplus et résoudre un des problèmes avec l'électricité : son stockage virtuellement impossible à grande échelle. L'autre piste pour le "stockage" électrique est la production d'hydrogène.

Il est de toute façon clair que ceux qui voient dans les agrocarburants la panacée universelle sont de doux rêveurs qui verdissent une énergie d'abord pétrolière ou nucléaire. Parce que l'essentiel des transports ne pourra pas fonctionner avec les agrocarburants et le reste devra bien rouler…

Posté par OrangeVerte, 12 juin 2009 à 07:06

Bien dit, rien a ajouter, billet très complet.

As tu des renseignements sur la production de plastiques à partir des végétaux ? Est ce les mêmes techniques ? Parce que la chimie du pétrole disparaîtra avec le pétrole.

Posté par vincent15, 12 juin 2009 à 07:08

Agrocarburant...

... pigé je crois, c'est neutre !
Super bon billet encore une fois et tu explique bien le propre billet de Corinne.
Pour le maïs, il me semble que les fibres sont utilisée déjà dans l'emballage non ? Bonne idée donc.
Sinon, ne faudrait-il pas abonder dans ce qui a été dit au sujet de la consommation de viande. Si nous revenions vers plus de légumes, cela économiserait et les gaz à effet de serre produits par le bétail et la production de "plantes d'élevage". Le combat n'est-il pas à recentrer sur cette préoccupation ? Sachant qu'un minimum de consommation de protéines animales est cependant vital pour le développement, en particulier de celui des enfants. On ne peut donc malheureusement pas s'en priver complètement. :-(

Posté par F. Boulanger, 12 juin 2009 à 07:14

MERCI pour cet article.

Il ne faut pas se presser, même si c'est de l'urgence" et aller vers des solutions dites "miracle" comme cela a été fait jusqu'ici. Et il faut pourtant des solutions, car les personnes qui vivent dans les diverses régions ne désirent pas vraiment non plus ne voir que des éoliennes dans leur paysage.. et serait-ce rentable au fait en plus ? je n'ai pas les calculs.

Posté par Fanal Safran, 12 juin 2009 à 08:09

Très bon article

je partage parfaitement ton avis.

Les agrocarburants ne peuvent pas être LA solution. Cependant ils peuvent être une partie de la solution.

Matériel mobile solaire (véhicules, bateaux, avions, des prototypes fonctionnent déjà), hydrogène (je suis sceptique mais c'est une piste), transformation des déchets en électricité (la torche au plasma est désormais opérationnelle) ET SURTOUT la réduction du besoin ce sont d'autres pistes (et tout ce auquel on n'a pas encore pensé) susceptibles de construire un puzzle de solutions efficace

Posté par Claudio Pirrone, 12 juin 2009 à 08:38

Pour les "plastiques" je crois me rappeler que c'est un dérivé d'amidon de maïs par exemple.

Posté par OrangeVerte, 12 juin 2009 à 09:16

Merci pour tous vos commentaires, qui démentent le crapaud quand il dit que personne ne lit les billets de plus de dix lignes ;-)
Je vous répondrai en détail sous peu.

Posté par florent, 12 juin 2009 à 11:51

@F. Boulanger
Oui, baisser la consommation de viande est un excellent moyen de réduire la production de céréales. Un kilogramme de boeuf équivaut à peu près à 20 kg de céréales.

@OrangeVerte
Simplement de l'amidon ? Ce serait intéressant, car l'amidon peut être obtenu à partir de pomme de terre, qui à une rentabilité largement supérieure à tout le reste.
En tout cas la chimie risque fort de se baser sur l'agriculture dans l'avenir, et c'est un aspect supplémentaire à prendre en compte.

Posté par vincent15, 12 juin 2009 à 15:59

@vincent il y a plusieurs procédés, pour le maïs c'est avec l'amidon. Il est un fait que depuis la PdT ce serait mieux question bilan global, mais l'amidon de PdT est peut-être moins adapté. Là j'avoue mon incompétence.

Et bon, c'est du procédé pour "sac plastique", j'attends toujours les procédés pour des équivalents d'ABS/polycarbonate qui seraient bien plus utiles. Les sacs, on sait faire autrement depuis le néolithique. ;)

Posté par OrangeVerte, 12 juin 2009 à 19:32

dsl Florent, je ne répondrai pas, voui voui, votre message était trop trouble pour les européennes et puis vous en avez effacé des miens...pourtant non insultants.
Je dirai simplement que dans ce domaine, il existe une voie résolue, et connue tout là haut. :))

Posté par Martine, 12 juin 2009 à 21:55

Si si on lit quand c'est simple. J'ai pensé à toi ce matin, ils ont interviewé à ce sujet le spécialiste de ces questions à FNE sur la 5. Apparemment, il avait lu ton billet ;-)

Posté par LCDM, 13 juin 2009 à 14:06

@ Françoise :

C'est vrai que quand je parle de valorisation il y a une ambiguïté, on pourrait croire que jusqu'à maintenant ces déchets étaient perdus... ce qui n'est évidemment pas toujours le cas : il y a de multiples utilisations, que ce soit comme fertilisants, producteurs de "biogaz" (par méthanisation), matière première pour fabriquer autre chose (comme des sacs ou des emballages), etc.

Sur la viande et le végétarisme, j'ai déjà fait une série de billets là-dessus (cf. catégories sur la droite), je compte bien la compléter car tout n'a pas été traité, mais j'avais d'autres trucs sur le feu avant. Il est évident que la consommation de viande a un impact environnemental considérable et qu'elle ne peut être maintenue à son niveau actuel. Comme je le disais, on peut s'en passer totalement mais il ne faut pas jeter l'anathème sur ceux qui continueraient à en manger un peu par goût ou autre, le tout est simplement d'être conscient des impacts et d'assumer ses choix (y compris au niveau du porte-monnaie)...

@ Danièle :

C'est vrai qu'on a du mal à faire passer le message, qu'en termes d'environnement il y a rarement des solutions miracles uniques, et que tout passe souvent par un "bouquet" d'alternatives, dans leur diversité. Pour l'éolien, j'ai justement écrit (sur papier) un article là-dessus en mai, il faut juste que je le retrouve parmi mes tonnes de paperasse et de tracts, pour l'instant je n'ai pas pu remettre la main dessus... :-/ Disons que là aussi ce n'est qu'une facette de la réponse aux enjeux énergétiques, cette source ne pourra rien résoudre à elle seule mais elle fait partie de la solution et il serait dommage (voire difficile) de s'en passer totalement.

@ Claudio :

Je vois que tu abondes dans mon sens, sur la diversité des solutions :)

Je me suis déjà exprimé sur le solaire il y a quelques mois, c'est loin d'être la panacée (par exemple il y a des impacts non négligeables) mais c'est sûr qu'il faut continuer à creuser... Pareil pour les véhicules électriques, les batteries posent problème... Donc il faut vraiment de gros efforts sur la réduction des gaspillages et des besoins en général...

@ OV & Vincent :

Pour les emballages et les sacs à base de maïs, ce que j'ai lu était plutôt mitigé... (mais je dois dire que mes souvenirs datent un peu)
Il s'agirait de matériaux ne contenant pas que de l'amidon mais également du plastique, et en fait leur principal apport résidait dans la fragmentation plus facile et plus rapide (par les organismes dégradeurs), permettant au sac de "disparaître" plus vite, mais passé ce stade le problème restait le même pour les micro-fragments de plastique qui ne se dégradaient pas plus facilement qu'avec les sacs classiques...

Sur l'amidon et la différence maïs / pomme de terre, je n'ai plus les détails en tête (mes cours commencent à dater... hum), mais c'est très probable, car ce mot unique recouvre des réalités moléculaires multiples et très complexes (on garde le même nom d'amidon car la pièce de base est la même, c'est le glucose) : selon les plantes, le polymère peut avoir des organisations très différentes dans les plastes, et même des structures différentes au niveau des liaisons chimiques... (par exemple vous avez peut-être entendu parler d'amylose et d'amylopectine)

Sur la chimie verte et la chimie basée sur le végétal (comme substitut au pétrole), il y aurait des tas de choses à dire, c'est un domaine passionnant... J'ai failli faire un master là-dedans d'ailleurs. Il serait bien qu'on arrête de brûler bêtement le pétrole pour consacrer le peu qu'il reste à des usages plus "nobles" comme les plastiques et surtout la chimie fine...

@ Martine : j'ai supprimé un seul commentaire, qui n'était que du spam ; je veux bien laisser celui-ci, mais vous conviendrez qu'il n'apporte rien (comme les trois quarts de vos interventions dans la blogosphère d'ailleurs - dommage car le dernier quart est souvent pertinent)

@ LCDM : taratata tu m'as souvent grondé sur la longueur, d'ailleurs je fais rarement des articles compliqués... quant au monsieur de FNE, il a sûrement suivi le dossier de plus près que moi, je ne fais qu'attirer votre attention sur des sujets mais pour de l'info béton je ne suis sans doute pas la meilleure source... (même si j'essaye de faire attention à ne donner que des éléments fondés)

Posté par florent, 13 juin 2009 à 21:14

@ OV premier commentaire :

Pour cette 2ème génération j'attends de voir ; et elle semble rester une culture dédiée ce qui n'est pas très satisfaisant compte tenu des divers impacts associés... affaire à suivre

Sur les micro-algues vs centrales au charbon, attention au piège : certes on gagne une étape avec l'énergie solaire via la photosynthèse, mais au final puisque les carburants produits sont brûlés dans les véhicules, leur carbone (donc celui du charbon) finit dans l'atmosphère et le problème reste entier...

Oui les agrocarburants ne pourront pas assurer la totalité du trafic, mais "le reste" devra diminuer aussi, on n'y coupera pas. Il serait temps que le fret ferroviaire se développe sérieusement, et qu'on relocalise la production à proximité des bassins de consommation (entre autres).

Posté par florent, 13 juin 2009 à 21:24

Monsieur le Professeur ?

Dis-donc Florent, pourquoi ne nous mettrais-tu pas des notes à nos commentaires ? "Françoise bon, ça va, elle n'a pas trop dit de sottises jusque là, allez on va lui donner quand même 8/20. Claudio, c'est un pote, surtout pas le froisser, en plus j'aime bien les pâtes donc 16/20. LDCM a osé dire que moi, Florent le meilleur des meilleurs, je faisais des billets trop longs, bon 6/20 lui suffira bien amplement pour lui apprendre qui commande ici. Danièle, elle, elle est vachement sympa, allez 18/20. Mais Martine, alors là pas question de me laisser faire par une nana, pas d'indiscipline dans ma classe et pour l'exemple, je lui mets 0/20 !"
;-)))))
Allez, avoue le prof en herbe !

Posté par F. Boulanger, 14 juin 2009 à 09:05

Oui Francoise, tu as raison, je ne mérite pas mieux, je fais de la rétention d'infos :)))
sur le net. Depuis le "raisonné raisonnable"!!!! Dans le programme modem, les agrocarburants figurent,pourtant, il suffit de lire, d'accord pas détaillé, mais nos élus Européens le savent cela me parait etre l'essentiel, non?

Posté par Martine, 15 juin 2009 à 00:56

@ Martine : ils figurent comme voie de valorisation des surplus annuels, ce que je dis dans l'article ; ce genre d'ambiguïtés a déjà coûté des voix, ce serait bien de ne plus continuer à l'entretenir

Posté par florent, 15 juin 2009 à 08:53

Agrocarburant n'est pas seulement synonyme de recyclage de "vert" mais aussi de déchets de l'industrie agroalimentaire.

Posté par Martine, 15 juin 2009 à 10:35

Possible, je n'avais pas noté cet aspect. D'ailleurs cela ne relève pas forcément de la première génération...
Enfin bon, tant qu'il ne s'agit pas de cultures dédiées, tout baigne ^^

Posté par florent, 15 juin 2009 à 12:17

Deuxième génération effectivement.

Posté par Martine, 15 juin 2009 à 12:49

Les agrocarburants que certaisn appellent nécrocarburanst ne sont pas la solution. Pire que ça, ils vont accélérer la déforestation et la destruction des dernir puits de carbone naturels. Les seuls agrocarburants acceptables sont de 3em génération (culture d'algue en cuves) et le recyclage des huiles usées.

Posté par Al, 17 juin 2009 à 09:39

Vous avez dû lire trop vite... Il ne s'agit pas de trouver LA solution, en matière d'énergie le maître mot c'est la diversification. Par ailleurs les agrocarburants de deuxième génération n'auront pas forcément d'impact négatif s'ils sont issus de déchets agricoles et non de cultures dédiés. De ce point de vue les cultures d'algues sont encore loin d'être satisfaisantes en termes d'impacts pour l'instant. Enfin, sur les puits de carbone, les forêts n'en sont pas forcément (budget le plus souvent équilibré entre fixation et émission). Mais elles sont des stocks, et rien que cela suffit à justifier leur préservation.

Posté par florent, 17 juin 2009 à 20:11

Allez, un lien Florent :)
http://www.agroparistech.fr/energiepositive/Production-d-ethanol-a-partir-de.html

Posté par Martine, 22 juin 2009 à 12:04

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