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Le blog de Frédéric Kelder (contribuable d'Aubervilliers et de Noisy-le-Sec) et de Florent Zanetti (résident de Paris 13ème). Réflexions citoyennes pragmatiques, sans tabou ni clanisme.

02 mars 2010

Jusqu'où est-on propriétaire d'un logement ?

Le logement est un problème récurrent dans ce pays ça ne s'arrange pas (cf. par exemple le dernier rapport de la fondation Abbé Pierre évoqué chez Générations Engagées). Sans aborder les problèmes d'hébergement d'urgence (qui ont récemment suscité la polémique), on connaît les difficultés que rencontre une part croissante de la population pour se loger, que ce soit pour trouver un domicile (insuffisance de l'offre, à un prix accessible ou même dans l'absolu) ou pour y rester (le poste logement, qu'il s'agisse de loyer ou de remboursement de prêt, grève une grande partie des budgets) - sans parler des questions d'insalubrité, etc.

Si les pouvoirs publics ont leur part de responsabilité (on se souvient de l'actuel président qui, alors en campagne électorale il y a trois ans, promettait qu'il n'y aurait plus de SDF en 2010, avec les résultats que l'on sait ; ou des constructions de logement sociaux qui ne sont pas assurées par les exécutifs locaux, y compris socialistes ; etc), les propriétaires ne sont pas en reste : on connaît leur frilosité à accepter des locataires (à tort ou à raison d'ailleurs) ou leurs pratiques spéculatives (qui se traduisent par l'existence de nombreux logements vacants alors que la demande excède l'offre!), ou encore leurs loyers prohibitifs & critères drastiques d'acceptation de dossiers (en région parisienne notamment).

Quelles actions politiques pourraient-elles vraiment être menées dans ces conditions, sans contrevenir à la liberté des propriétaires ? Faut-il et peut-on, comme le suggère le Crapaud, plafonner voire contrôler les loyers (ce qui libèrerait du pouvoir d'achat des foyers et serait bénéfique à l'économie et à l'emploi) ? Faut-il et peut-on rendre obligatoire la mise en location de logements vacants depuis longtemps (voire les réquisitionner comme le préconisent des associations) ? Faut-il et peut-on durcir les obligations d'accès au logement (par exemple pour les propriétaires qui rechignent à accepter des étudiants pour des questions de caution) ? Faut-il et peut-on contraindre la construction de logement sociaux dans les villes qui ne respectent pas les quotas ? Faut-il supprimer le système de logements sociaux (hautement dévoyé à divers titres) et se concentrer sur une politique d'allocations élargie (mais bien sûr conditionnée aux revenus) ?

La nouvelle GRL apporte sans doute des réponses à certains freins rencontrés actuellement mais ne suffit pas. D'autres solutions doivent encore être explorées et la tâche s'annonce titanesque.

En Ile-de-France, la situation est particulièrement catastrophique et malgré les faibles possibilités d'action de la Région il faut saisir l'opportunité de ces élections pour faire avancer les choses.

La liste conduite par Alain Dolium propose notamment la création d'une agence régionale du logement (avec par exemple un guichet unique d'information pour les personnes en difficulté) et une augmentation de l'offre pour les étudiants & apprentis. Des propositions plus détaillées sont disponibles ici.

Un Café Démocrate est par ailleurs organisé ce soir par Générations Engagées avec un représentant de la Fondation Abbé Pierre : c'est à 19h, dans l'établissement "Aux Edelweiss", 85 avenue Gambetta, 75020 Paris (métro 3 & 3bis station Gambetta).

Posté par fzanetti à 06:21 - Logement - Commentaires [1] - Permalien [#]

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