12 décembre 2007
Bonnes nouvelles annoncées par Nicolas Sarkozy
Enfin de bonnes mesures pour le logement, en partie piochées dans le rapport Attali. ça ne va pas encore assez loin mais c'est déjà tellement révolutionnaire.... La réforme de l'Etat, on en rêvait, il est en train de la faire, nous jugerons sur pièces mais c'est bien vu pour le moment.
A tribute to...
... notre valeureux "camarade" Sébastien Dugauguez.
Je reproduis ici avec sa permission un message qu'il avait posté sur notre forum de section (75013) et que tout le monde devrait méditer.
Je vous encourage également à fréquenter son blog.
Les débats qui nous agitent avant ces municipales
(des primaires ! des primaires !) ou en préparation du congrès sont l’occasion
d’interminables discussions sur l’équilibre à trouver entre d’une part la
démocratie interne, qui voudrait que les militants décident de tout et d’abord
des investitures, et d’autre part l’efficacité, qui suppose un système plus
centralisé.
Il s’agit, pour simplifier, de se positionner entre
deux modèles que nous ne souhaitons pas : celui des Verts et sa cacophonie
stérile permanente, et celui de l’UMP où l’unicité du candidat tient
généralement lieu de programme. Pour caricaturer encore plus, on pourrait dire
que les nouveaux militants gorgés au jus d’internet, dont je suis, seraient de
la première catégorie, et nos instances historiques de la seconde. Mais on sent
bien aujourd’hui que chacun veut faire un pas vers l’autre et inventer un nouveau
compromis.
Car ce qui fait notre spécificité au MoDem, c’est que
nous sommes souvent venus par idéal - celui de promouvoir davantage de
démocratie - mais que sur bien des points du projet ou des priorités, nous ne
serons pas forcément d’accord en raison de la diversité de nos parcours.
Il y a donc un équilibre à trouver entre la
démocratie, l’efficacité, la transparence et la discipline. Après en avoir
discuté longuement avec de nombreux militants, voici le processus qui pourrait
être retenu pour l’émergence de nos choix, notamment les investitures :
1. Que les militants soient systématiquement
consultés après un débat interne placé sous la responsabilité d’un arbitre
neutre. (c'est la
démocratie)
2. Mais qu'in fine ce soient les instances élues qui
tranchent car certains enjeux, notamment médiatiques et stratégiques, peuvent
dépasser les choix locaux des militants. (c'est l’efficacité)
3. Que ces instances justifient, argumentent et
assument ces choix. (c'est
la transparence)
4. Que les militants acceptent définitivement ces
choix, sans les contester autrement que lors de la réélection suivante des
instances. (c’est la
discipline)
Cette exigence (de démocratie interne et externe) et
cette conscience (de désaccords potentiels fréquents mais non critiques),
devraient donc nous conduire à une très grande responsabilisation personnelle
des militants et des dirigeants.
Si nous réussissons ce compromis responsable, nous
aurons alors vraiment créé une nouvelle façon de faire de la politique. Sinon
nous serons comme les autres, ceux que nous avons fui …
Sébastien Dugauguez