17 septembre 2007
Test ADN pour le regroupement familial...
Notre gouvernement évoque la possibilité d'effectuer des tests ADN. Je suis entièrement d'accord avec l'avis publié sur ce blog dont je ne connais pas l'auteur. Aussi je vous y renvoie sans vergogne...
Edit : pour plus de visibilité, voici des liens vers la pétition et vers le blog de MIP qui a rédigé de nombreux articles très utiles sur le sujet et les moyens d'action.
Nouvelle pétition préparée par SOS RACISME et Charlie Hebdo ici
François Bayrou revient...
Après un bien long et pesant silence estival, François Bayrou revient enfin s'exprimer dans les médias.
A (ré)écouter par exemple, son interview dans Le Franc Parler sur France Inter (avec i-télé et le monde).
Il s'exprime notamment sur les propos de Bernard Kouchner évoquant une possible entrée en guerre contre l'Iran (non contredits par l'Elysée et Matignon), sur ce que cela impliquerait (et implique déjà, par exemple en termes d'image de la France dans le monde), et la gravité de la situation.
Il parle également du Mouvement Démocrate et de politique intérieure. La réforme des retraites est abordée et il rappelle que les régimes spéciaux ne pèsent que pour un très faible pourcentage dans le déficit de financement qui s'annonce : leur réforme répond donc à un souci d'équité et non de financement, il ne doit pas s'agir d'un bouc émissaire ni de l'arbre qui cache la forêt.
Le Revenu de Solidarité Active (RSA)
Lorsqu'on est au chômage et qu'on reprend une activité, on perd parfois de l'argent, car on perd des aides et allocations réservées aux chômeurs. Evidemment, ce n'est pas normal de travailler et de gagner moins, cela incite à la fainéantise et à l'assistanat. Là encore les gens qui refusent de travailler pour gagner moins d'argent ne sont pas à blâmer, c'est notre système ubuesque qui en est responsable. Aussi, notre président propose de créer un RSA qui permettrait de ne pas perdre d'argent en prenant un travail. Je n'entrerai pas dans les détails mais disons que par rapport au rapport Hirsch de 2005 qui en est à l'initiative, il y aura beaucoup moins de bénéficiaires que prévu (on en est de tout façon à la phase expérimentale). Comme les économistes qui témoignent dans le numéro d'Alternatives Economiques de ce mois, ma position est claire sur le sujet. Je suis d'accord avec le constat. En revanche, pas avec les formes, je suis pour une simplification de toutes les formes d'aides sociales et de tous les contrats. Ce RSA tendrait à déculpabiliser les patrons de créer des petits boulots, et contribuerait probablement au développement de la précarisation.
Pour contrer cela, je crois qu'il faut fondre tous les minima sociaux (vieillesse, RMI, ASS, AAH, futur RSA, Allocations diverses comme mère célibataire...) et les faire gérer par un organisme unique qui pourrait d'ailleurs fusionner avec la CAF. Nous établirions de combien nous avons besoin pour vivre a minima. Cela permettrait d'étudier exactement pour chaque individu ses droits mais aussi d'éviter la fraude. Je peux vous dire par exemple que les APL et les ALS sont distribués n'importe comment, je les ai touchées alors que je vivais très confortablement et je n'ai pourtant pas resquillé... On peut également se poser la question de l'allocation de rentrée scolaire, de la prime pour l'emploi et même des allocations familiales (sujet tabou aujourd'hui mais je ne m'interdis rien, il y a trop d'êtres humains sur la Terre, on fait semblant de ne pas le voir).
Je crois qu'il faut rénover le système de fond en comble, pour ne plus laisser les salariés vivre dans la rue, pour continuer à rembourser nos médicaments et nos soins et même pour se payer le luxe de faire de la véritable prévention médicale, pour avoir une fin de vie décente et non pas attendre dans un mouroir, pour financer la recherche et pour bannir de notre vocabulaire cette expression nouvelle de "travailleur pauvre", pour tout cela, pour l'avènement d'une société à la fois plus solidaire et plus responsable, je crois qu'il faudrait gérer nos fonds sociaux avec plus de transparence et de bon sens. N'empilons pas les mesures, décrétons qu'un Français ne devrait jamais percevoir moins de X euros par mois.